Capacité d’accueil · Une question de cohérence

Une place existe déjà chez nous.
Pourquoi nous faire attendre des années?

Des écoles sous pression. Des gouvernements qui se renvoient la responsabilité. Et des familles québécoises dont la vie reste suspendue.

Nous dénonçons une politique qui impose des années d’attente à des couples alors qu’un foyer est déjà prêt à les réunir.

Point de vue citoyen · Sources vérifiées le 17 septembre 2026

Une famille sous un même toitIllustration de notre projet : réunir notre famille dans le logement déjà disponible au Québec.
Un même toit.Une famille enfin réunie.

Dans notre situation, le logement au Québec est déjà disponible. Notre projet ne nécessite pas de louer un logement supplémentaire.

Lire notre histoire →

Le choix politique que nous contestons

Pourquoi faire payer l’impasse aux familles?

Le Québec continue de planifier l’accueil de travailleurs et d’étudiants étrangers, même en réduisant les volumes. Il invoque notamment la pression sur le logement, la santé et l’éducation pour resserrer l’immigration. [3]

En parallèle, le processus de demande d’asile relève du gouvernement fédéral, tandis que des services sont offerts au Québec pendant l’examen des demandes. [6]

Notre question est simple : pourquoi un couple qui dispose déjà d’un logement et d’un soutien familial doit-il subir des années de séparation au nom d’une capacité d’accueil évaluée globalement?

Québec et Ottawa doivent rendre des comptes sur leurs décisions. Les familles ont besoin d’une solution concrète, avec une échéance.

Un logement disponible ne supprime pas tous les besoins en services, notamment en santé et à l’école. Mais il mérite d’être pris en compte. Nous demandons une politique qui considère la réalité des familles.

Comprendre les ordres de grandeur

Près de 500 000 résidents non permanents.
Des situations très différentes.

Au 1er avril 2026, le Québec comptait environ 492 374 résidents non permanents. Voici la répartition de cette population présente sur le territoire. [1]

Qui sont les résidents non permanents?Québec · 1er avril 2026 · Estimations provisoires
  • Demandeurs d’asile, personnes protégées et groupes apparentés190 300
  • Permis de travail182 668
  • Permis d’études55 282
  • Permis de travail et d’études42 954
  • Autres résidents non permanents21 170

Les catégories du tableau sont distinctes : une personne liée à l’asile peut détenir un permis sans être comptée une seconde fois dans les autres catégories. Les 190 300 incluent aussi des personnes protégées sans résidence permanente et des personnes déboutées ou ayant retiré leur demande, encore présentes. Ce n’est ni le total historique des réfugiés établis au Québec, ni le nombre d’arrivées annuelles.

Regroupement familial · Inventaire

≈ 42 000

personnes en traitement ou en attente d’admission

Au 1er janvier 2025, pour l’ensemble du regroupement familial à destination du Québec. Ce repère historique inclut plusieurs liens familiaux; il ne correspond pas au nombre actuel de conjoints seuls. [2]

Regroupement familial · Plan 2026

9 600–10 400

admissions permanentes prévues sur un an

La cible annuelle du Québec pour cette catégorie. Ce nombre ne mesure pas toutes les personnes qui attendent. [3]

Ces deux repères portent sur des dates et des mesures différentes : ils ne permettent pas de calculer le délai d’un dossier. Présence sur le territoire, demandes en attente et admissions annuelles sont trois réalités distinctes.

Le calendrier qui suspend notre vie

Presque 20 mois.
Avant même de pouvoir déposer au MIFI.

Avec une lettre d’admissibilité au parrainage d’IRCC datée du 13 mars 2026, le calendrier actuel ouvre le dépôt au Québec à partir du 1er novembre 2027, sous réserve du plafond applicable. [4]

  1. 01

    Lettre d’IRCC

    Admissibilité du parrain.

  2. 19 mois et 19 jours

    Dépôt québécois à attendre

    Un calendrier imposé aux familles.

  3. 02

    Premier dépôt possible

    L’examen québécois et la suite fédérale restent à franchir.

13 300
demandes d’engagement pour des conjoints, au maximum sur deux ansDu 2 juillet 2026 au 30 juin 2028. Il s’agit du plafond de réception, avec des exemptions, et non d’une promesse d’admission. [4]

Cette frise illustre notre cas au regard du calendrier publié. La date d’IRCC détermine l’accès au dépôt; elle ne garantit ni un CSQ ni une date de résidence permanente. L’attente montrée ne s’ajoute pas automatiquement à un délai global publié par IRCC.

Le débat sur les services publics

Les classes débordent.
Quelle réponse apporte la séparation des couples?

Le 17 septembre 2026, TVA Nouvelles rapporte que près d’une classe sur quatre dépasse sa capacité. Les compensations versées aux enseignants concernés ont plus que doublé. [5]

L’article évoque l’évolution des effectifs scolaires, la hausse des compensations prévue par la convention collective et les compressions budgétaires. Il n’établit pas que les réfugiés sont responsables de cette hausse.

Notre demande aux gouvernements : publiez les données qui expliquent en quoi le report de la réunification des conjoints répond à ces difficultés, et comment vous tenez compte des foyers déjà prêts à les accueillir.

Compensations pour dépassement du nombre d’élèvesPrimaire et secondaire · Montants annuels en millions de dollars

Données du ministère de l’Éducation rapportées par TVA. Hausse des dépenses, pas une mesure directe du nombre de classes.

Voir les montants exacts
Compensations annuelles en dollars
Année scolaireMontant
2020–20219 105 416 $
2021–202214 071 946 $
2022–202317 561 505 $
2023–202416 473 632 $
2024–202521 241 138 $

Nos demandes à Québec et à Ottawa

Nos familles méritent mieux
qu’une place dans une file d’attente.

  1. Revoir les plafonds et le calendrier des conjoints.Expliquer publiquement pourquoi ils sont maintenus et présenter un plan de réduction des attentes.
  2. Reconnaître la capacité d’accueil déjà présente.Prendre en compte le logement disponible, l’engagement du parrain et le réseau familial dans l’évaluation des besoins.
  3. Fixer une échéance claire pour la réunification.Publier des délais complets et compréhensibles, de la demande initiale jusqu’à l’admission, avec des comptes à rendre sur les résultats.

La capacité d’accueil doit se mesurer.
Les années de vie perdues aussi comptent.

Les sources, pour vérifier chaque chiffre

Les propositions ci-dessus expriment notre position citoyenne. Les chiffres sont datés et les limites de chaque comparaison sont précisées. Aucune donnée présentée ne démontre que tous les réfugiés obtiennent la résidence permanente avant les conjoints parrainés.

  1. Institut de la statistique du Québec — Résidents non permanents selon le typeTableau mis à jour le 17 juin 2026; données provisoires au 1er avril 2026 et notes sur les catégories.
  2. Gouvernement du Québec — Mémoire sur la planification 2026–2029Page 15 : environ 42 000 personnes en traitement à IRCC ou en attente d’admission au 1er janvier 2025.
  3. MIFI — Plan d’immigration du Québec 2026Pages 4 à 8 : orientations et immigration temporaire. Pages 12 et 13 : cibles d’admission permanente, dont 9 600 à 10 400 en regroupement familial. Le plan prévoit également 5 500 à 6 000 admissions de réfugiés et de personnes en situation semblable; celles-ci sont distinctes des demandes d’asile.
  4. MIFI — Règles et calendrier de réception des demandesPlafond de 13 300 demandes pour des conjoints en 2026–2028; calendrier fondé sur le document admissible d’IRCC et exemptions.
  5. TVA Nouvelles — Les primes pour les classes surpeuplées ont doublé en cinq ansAnaïs Desjardins, 17 septembre 2026. Données du ministère de l’Éducation reproduites dans le graphique.
  6. Gouvernement du Québec — Demandeurs d’asileResponsabilité fédérale du processus et services offerts au Québec pendant l’examen d’une demande.

Dernière vérification : 17 septembre 2026. Les règles et les estimations peuvent évoluer. Les données de population, l’inventaire familial et les cibles annuelles ne doivent pas être additionnés.

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